13.10.2007
Une défaite est impossible
Soyons clair: le thermomètre affiche 27°C, le ciel azur – aucun lien avec les Pumas – ne devrait pas virer avant mardi, ni le moindre nuage faire de l’ombre aux terrasses ou aux plagistes. Au Cap, en Afrique du Sud, on s’apprête à la fois à fêter la fin du Ramadan (pour certains) et le premier vrai week-end de printemps. Il n’y a que les esprits chagrins pour imaginer une fête gâchée dimanche soir. Et je n’en ai pas rencontré. Non pas que les Argentins ne soient pas pris au sérieux. «On les a toujours battus mais ils ont le vent en poupe, tout un pays derrière eux, et même un deuxième avec la France», croit savoir Nick, qui estime donc que « ce sera très dur, mais comme contre les Fidjis…»
A dire vrai, lui comme les autres ont du mal à se convaincre qu’une défaite est possible. Ce qui fait peur? L’engouement nouveau des Sud-Américains pour le rugby, évoqué dans tous les journaux, ici comme ailleurs. La réponse? La magie. Celle de 95: «Les ressemblances sont frappantes, note Morné Du Plessis, l’ex-capitaine et manager des Boks. Comme à cette époque, les joueurs montrent une formidable confiance en eux, ils aiment être ensemble… On sent un réel esprit de famille.» Comme à cette époque aussi – et comme il l’avait annoncé il y a quelques semaines, par ailleurs –, Faiek , notre fidèle marchand de tee-shirts, vend toujours plus de maillots Vert et Or. A des Capetowniens, pas à des touristes : «On sent que la Nation est en train de s’unir autour de l’équipe.» Rien à voir avec la folie qu’on nous décrit en Argentine, mais le dernier carré, c’est le dernier carré: «Et quoiqu’il en soit, les Boks auront joué sept matchs. C’est bon pour moi…»
Jake White, le coach des Boks, se moque pas mal des tee-shirts. «We’ll play France in final». C’était déjà en Une du Cape Argus, lundi, dans sa bouche: «Pour nous, le scénario de départ, c’était de jouer le pays organisateur en demi-finale. Quand les Français ont perdu contre les Argentins, on a su qu’on les rencontrerait en finale…» Il n’y a bien que Faiek pour considérer que tout ce qui vient désormais, c’est du bonus… Aux yeux des autres, surtout après les défaites des Blacks et des Wallabies, ce qui compte, c’est le titre!
Antoine Gazeau,
Au Cap
11:59 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Boks, Pumas, Nation, Maillots, Finale, Rugby










